Il se passe quelque chose de curieux depuis que le site Dessiner le corps a été crée, il y a maintenant un peu plus d’un an.
 
Un nombre croissant d’internautes se retrouvent sur ce site après avoir tapé le mot tendresse dans leur moteur de recherche.
 
Le premier but de cet espace web étant d’offrir un regard plus tendre et aimant sur le corps, les mots tendresse, corps et dessin se retrouvent naturellement dans les mots clés, en plus d’être présents dans le nom même Dessiner le corps …avec tendresse !
 
Ceci dit, c’est surprenant de constater le nombre de fois que le mot tendresse fait l’objet d’une recherche sur Internet alors que cet immense réseau virtuel offre à peu près tout sauf de la tendresse.
 
Évidemment, parmi les mots clés les plus fréquemment inscrits dans la barre de recherche, la tendresse est souvent associée à l’amour entre deux personnes, comme par exemple :
 
aimer avec tendresse, amour tendresse, l’amour et la tendresse, la tendresse un geste d’amour, rencontre tendresse, quand nous n’avons que la tendresse, tendresse couple, tendresse amoureuse, couple tendresse, corps à corps avec tendresse, … etc.
 
Mais la vedette des recherches associées à la tendresse reste dessin de tendresse, avec toutes ses multiples variantes :
 
comment dessiner la tendresse ? dessin de la tendresse, visage de tendresse, dessin tendresse, tendresse d'un corps, des image de tendresse, poésie tendresse, dessin homme tendresse, dessin de tendresse, corps avec tendresse, nudité tendresse, corps avec tendresse, image de tendresse en dessin, tendresse des corps, l'espoir d'aimer avec tendresse en image, tendresse et amour, poème de tendresse, images d’amour tendresse, la pratique sur la tendresse, nu tendresse, en image la tendresse et amour, image de tendresse, tendresse d'un regard, …etc.

C’est comme un « S.O.S tendresse » lancé sur le « World Wide Web ». C’est l’histoire réécrite du Petit Prince de Saint-Exupéry, dans laquelle notre Petit Prince errerait de planète en planète, dans les froides immensités de la toile intergalactique, en demandant à chaque être doué d’un peu de conscience : « S’il te plaît, dessine-moi un dessin de tendresse ! »
 
Comme toute requête demande ultimement à être exaucée, le site dessintraitdunion.net s’engage dès aujourd’hui et sans plus tarder à offrir un tout nouvel espace consacré à la tendresse, aux dessins de tendresse ou d’amour tendre entre deux êtres.
 
En voici les premiers dessins :
 
caresse-tendre-1
 
Croquis d'une tendresse partagée
 
caresse-tendre-2
 
Esquisse d'une caresse tendre
 
Une autre histoire (palpitante) à suivre !…
Le plus beau de l’aventure de la création d’une illustration réside moins dans la satisfaction du résultat fini que dans l’évolution de l’œuvre d’un stade embryonnaire, presque fœtal, quand le dessin n’est encore qu’un chétif gribouillis, jusqu’au moment où il se déploie dans toutes ses dimensions en passant par de multiples étapes de transformation.
 
D’ordinaire, à titre de consommateur, nous ne percevons de la création artistique que l’aspect extérieur et apparent, comme la fleur de nénuphar à la surface de l’eau, sans en voir les profondes ramifications. Ce n’est que dans la pratique soutenue que la richesse inapparente de l’autre dimension se découvre.
 
Le dessin ci-dessous a débuté de la manière la plus embryonnaire qui soit par un barbot presque insignifiant, pour terminer de façon imprévue sous forme d’une illustration porteuse d’un message.
 
 
Croquis préliminaire
 
 
Esquisse au propre

Appel de contributions pour réaliser une série
de dessins
sur la détresse de l’enfermement intérieur.
 
Recherche de documentation, de photos et de volontaires
pour explorer cette thématique.
 
 
Sujet de la recherche
 
Beaucoup de personnes expriment le ressenti d’être prises dans un trou, enfermées dans un espace réduit, écrasé sous le fardeau des devoirs et contraintes, captifs de leur routine, prisonnier d’une situation, d’une dévalorisation, d’une dépendance ou d’une difficulté de bouger dont ils n’arrivent pas à sortir.
 
Peu importe que la « prison » soit en apparence due à des causes physiques, affectives ou psychologiques, le ressenti reste le même.
 
Certains se sentent si creux et enfoncés dans ce trou qu’ils ont l’impression de se retrouver tout seul au monde, ayant perdu tout contact avec les autres. Le vécu intérieur de ces personnes s’apparente à la détresse vécue par celles et ceux qui se sont retrouvées violemment coupés ou exclus de la vie active et collective à la suite d’une catastrophe, d’un exil ou d’une incarcération, ce pourquoi il s’illustre d’une façon similaire.

 

Comment contribuer à la recherche?

 
En recherchant de photos ou en produisant des images traduisant le manque d’espace, l’écrasement, l’ensevelissement, l’enfermement, l’emprisonnement dans des conditions extrêmement limitées, et aussi sur l’aide reçue pour parvenir à en sortir. Cela peut être des photos représentant une expression artistique, comme en danse ou en théâtre, des images tirées de films d’aventure, ou encore des photoreportages sur le secourisme en cas de séisme, sur les techniques ambulancières pour sortir une personne emprisonnée d’un véhicule accidenté, sur la spéléologie, l’emprisonnement dans un trou ou dans une cage, etc.
 
Toutes les contributions en documentation, en photo, en dessin et même en texte sont les bienvenues!
 
Pour envoyer de la documentation, se rendre à la page contact.
 
Un grand merci d’avance, un dossier de recherche complet regroupant toutes les études et esquisses sera envoyé à toute personne qui aura contribué à la démarche!

Croquis de recherche

 

Quelques croquis thématiques en guise d'amorce au processus de recherche.

 

 

Croquis sur le manque d'espace

 

Une des dimensions importantes de la création d'un dessin ou d'une illustration est la recherche de documentation, surtout si le sujet n'est pas commun. Nous proposons de créer un groupe de recherche et de partage de documentation. À suivre…!

Le processus d’enfantement d’un dessin suit rarement un parcours linéaire. Ce n’est pas, comme beaucoup le conçoivent, une ligne droite reliant directement deux points, celui de l’idée et celui de l’exécution de cette idée.
 
Notre propre parcours de vie n’est pas rectiligne, il se permet de cheminer en traçant des méandres, en semblant s’égarer pour mieux retrouver sa direction.
 
Le dessin lui-même n’est pas constitué de lignes droites, parfaitement utilitaires et volontaires, comme le serait un plan d’ingénieur.
 
Le dessin est rempli de lignes sinueuses qui cheminent, se croisent, flânent et qui même parfois s’égarent.
 
Bien sûr, certains artistes commerciaux en arrivent à développer des formules extrêmement précises et contrôlées, formules qu’ils appliquent systématiquement à tout ce qui leur passe par les mains.
 
De leur coté, la majorité des amoureux de ce qu’ils dessinent vivent toutes sortes d’imprévus et d’aventures propre à leur « relation amoureuse »
 
Le dessin ci-dessous s’inspire d’une photo représentant une femme endormie dans la nature.
 
 
Esquisse au crayon
 
Il s’agit avant tout d’une étude sur l’abandon, le sommeil, et aussi sur une forme de retour à soi, vers l’intérieur.
 
 
Rendu sommaire des ombres
 
Une mise en valeur sommaire a permis de renforcer la dimension d’intériorité dans l’espace crée par le visage et la main repliée sur la poitrine.
 
L’étude en elle-même étant complétée, il était difficile de voir comment amener le dessin plus loin, comme s’il manquait quelque chose au sujet lui-même pour en faire un dessin plus achevé.
 
Le défi consiste en ce cas à s’ouvrir à une autre dimension, non présente dans l’image qui a servi de modèle.
 
Cela demande de « creuser » plus profond, au-delà des apparences, pour aller chercher un autre sens, ou un sens sous-jacent à ce qui est apparemment représenté dans la scène.
 
Une des façons de procéder est de réaliser une série de tout petits croquis, toujours sur le même thème, mais en variant légèrement les angles de vue et en laissant la possibilité que quelque chose se passe, le surgissement d’une interaction ou d’une dimension imprévue.
 
 
Croquis de recherche
 
Cette série de croquis a mené à la possibilité que la personne se soit endormie au centre d’une clairière en pleine forêt, et que divers animaux, attirés par la curiosité, viennent timidement voir ce qui se passe.
 
 
Croquis d’imagination
 
Cette scène deviendra peut-être une illustration un jour. Pour l’instant cette petite graine d’illustration en devenir est délicatement déposée dans la forêt, et l’étude est reprise là où elle avait été laissée.
 
Le fait d’être parti se « promener} » en pleine nature sauvage permet de voir différemment l’image au retour.
 
Les quelques plantes représentées, qui jusqu’à maintenant apparaissaient comme étant relativement accessoires, prennent une nouvelle importance.
 
Le dessin trouve dès lors une nouvelle possibilité de croître et fleurir.
 
La mise en valeur est retravaillée de façon à faire ressortir les éléments de nature, lesquels viennent en quelque sorte représenter l’état intérieur de la personne endormie.
 
 
Mise en valeur avec rehauts de couleur
 
Pour l’instant, le dessin ne semble pas vouloir aller plus loin. Inutile de se battre avec lui.
 
Laissons le dormir. Laissons dormir la belle au bois dormant, nous reviendrons la voir.
 
Une autre histoire à suivre…
La rencontre de l’obstacle, comme l’égarement sur des sentiers sans issue, est un incontournable de l’aventure de l’artisan dessinateur. Entendons par obstacle, ce mur sans faille, cette impasse obstinée, auquel l’artiste semble si souvent se buter dans le processus de création.
 
Vous cheminez allègrement dans la réalisation d’un dessin, puis le chemin semble se rétrécir, les obstacles se multiplient, et subitement c’est l’impasse totale, le mur de béton armé.
 
Parfois les signes avant-coureurs apparaissent dès le début du processus. Le résultat est le même quand l’obstacle apparaît dans toute son ampleur : découragement, perte de motivation, sentiment d’impuissance ou d’échec, les bras en tombent, l’abandon semble fatal.
 
Et effectivement, le simple passant rebrousse chemin, abandonnant l’œuvre inachevée à son sort. L’artisan dessinateur continue. Pourquoi ? Non pas parce qu’il est moins découragé ou plus courageux, mais plutôt parce qu’il « connaît » son crayon.
 
Il sait que son crayon peut non seulement dessiner et reproduire, mais aussi redessiner. C'est-à-dire redessiner ce qui à priori « se dessine mal », ce qui semble bouché, caduque, inadéquat et fermé. Il sait que la pointe de son crayon peut redessiner une issue à ce qui semble ne pas en avoir.
 
Pour l’instant, le dessin ci-dessous, qui a déjà été modifié quelques fois, est en position d’impasse.
 
ëtude de mains sur le ventre d'une femme enceinte
 
Une histoire à suivre…