Apprivoiser sa propre différence

Une nouvelle participation au livre Nus, devant le corps nu. Cette fois-ci le modèle et l’artiste sont une seule et même personne, le regard porté sur le corps de « l’autre » devenant le regard d’apprivoisement de sa propre différence.

Je me souviens de cette session de photos. Je me sentais tellement mal dans ma peau à cette époque. J’avais peur de me dévoiler, je me sentais si coincée dans mes blessures, dans ma façon de me voir.

J’avais le sentiment profond d’être réellement laide. J’étais certaine que les gens me faisaient l’aumône de me regarder lorsqu’ils me parlaient. J’ai développé toutes sortes de réflexes pour me cacher le visage, car j’avais l’impression brûlante d’être très laide. Lorsque j’ai regardé ces photos la premières fois, peu après cette session, j’ai pleuré car elles me confirmaient encore une fois la laideur de mon visage et de mon corps par extension. Cette laideur était dramatique, car dans mon esprit, comment aimer ce qui est laid? Alors que je désirais plus que tout me sentir aimée.

J’étais persuadée au plus profond de mon cœur, qu’au fond, mon partenaire amoureux ne pouvait voir que les défauts de ma personne et qu’il n’attendait qu’une occasion pour partir et se trouver quelqu’un de mieux que moi. Cependant, lorsque j’allais au bout de cette logique , je voyais bien que quelque chose n’allait pas, car je constatais que bien des femmes autour de moi qui n’étaient pas « parfaites » selon les canons de beauté du moment, et étaient aimées par leur partenaire même si elles étaient selon mon jugement, ou trop grande, ou trop petite, ou trop maigre ou trop grosse.

Mais j’avais beau me raisonner, la blessure de non-amour que je portais sur mon apparence, sur mon corps et sur mon visage réapparaissait rapidement.

 

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La première fois que j’ai aperçu cette image, j’ai vu un visage ou se reflétait la bêtise, l’étroitesse d’esprit, la mollesse de caractère, l’arrogance et bien d’autres défauts de caractère. Peut-être qu’au fond, je découvrais en surface la forme de jugement que j’appliquais inconsciemment à ma propre personne.

Je me sentais nécessairement mieux lorsque je fixais mon attention ailleurs que sur moi-même.

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Durant la session de photo, mon chat est apparu comme pour me rappeler que la tendresse et la douceur du monde étaient à ma portée, je n’avais qu’à m’ouvrir vers ce qui est plus vulnérable.

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J’avais à la fois très envie de me dévoiler, comme pour me libérer de cette tension terrible et destructive que je portais au travers du regard porté sur moi-même. Mais c’était difficile, je devais combattre la honte, la honte de montrer mon visage et mon corps tel quel.

 

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J’ai commencé par laisser se dévoiler le dos. C’était pour apprivoiser la nudité, la vérité du corps. Au moins de dos, je n’avais pas à affronter la honte de me montrer le visage à nu! C’était comme si en dévoilant mon corps, surtout le devant de mon corps, mon ventre, je dévoilais aussi mon vraie visage, ma véritable nature… Et ma personne n’était certainement pas digne d’amour. Elle devait se cacher pour protéger sa honte et ses blessures.

 

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Le drap me servait de paravent.

 

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Je m’y cachais et il me dévoilait à la fois.

 

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Je garde les yeux fermés tout le long, pour rester concentrée sur l’écoute d’un petit point de paix à l’intérieur. Car malgré tous ces ravages, je pouvais me concentrer sur un petit espace en moi ou rien de bougeait, et qui semblait grandir et grandir au fur et à mesure que je sortais d’une forme de prostration intérieure. Ici, je me prépare à m’ouvrir pour laisser émerger la vulnérabilité de mon ventre et de mes seins.

 

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J’ai osé plonger et laisser émerger de sa gangue de honte, mon ventre et mon visage.

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Cette dernière pose me donne l’impression de quelque chose qui émerge de la terre. La souffrance qui tyrannise mon corps et mon âme se pacifie.

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Accepter les changements de mon corps en dessinant

Nous continuons à publier des dessins et peintures en hommage au corps différent, en appel à un regard plus ouvert et aimant envers tout ce qui sort de la norme que la collectivité tend à se fixer. Une nouvelle contribution d’Iris sur le dessin du corps marqué par les années, en apprivoisement des changements de son propre corps.

Pour réaliser ces dessins, je me suis inspiré d’une série de photos que j’ai prises d’une amie plus âgée que moi. C’est le besoin d’accepter les changements de mon propre corps qui m’a incité à travailler cette série d’images.

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En plongeant dans le dessin et la couleur, j’étais totalement éprise par la texture de la peau, par la souplesse des seins. J’ai aimé sentir le contraste entre la peau chaude, ronde et vivante, et la pierre angulaire et froide.

Je constate que mon regard de dessinatrice est tellement plus ouvert et aimant et amoureux du corps humain dans tous ses états que le regard que je pose sur mon propre corps face au miroir.

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Je suis très critique de moi-même, j’en fais même une maladie! Mais lorsque je dessine à partir d’une image, je tombe en état de grâce. Dans ce cas-ci, j’ai aimé dessiner les cuisses, transférer les rondeurs des cuisses sur papier et y mettre de la couleur, quelle joie!

Dessiner les rondeurs féminines m’aide à accepter mon corps avec ses rondeurs et ses angles. Le mouvement du modèle est sensuel. J’ai aussi un peu exagéré la rondeur des seins, car je les sentais prêts à bondir joyeusement pour manifester la joie de vivre dans le corps. Autant, je suis critique de moi-même, de mon corps et de bien des choses que je fais, autant, je suis en amour avec les dessins s’inspirants du corps dans tous ses états et proportions. Ces dessins me donnent l’espace d’aimer mon corps tel qu’il est. En fait, plus le corps est rond, plus j’ai de plaisir à le dessiner.

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Cette image manifeste l’extase d’être bien dans sa peau! J’aime la lumière qui se dégage du corps.

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Ici, le fait dessiner le ventre et les cuisses du modèle me permet de sortir complètement….pour un temps toujours….du jugement négatif et maladif que je porte sur mon propre corps. Le fait de dessiner cette partie de l’anatomie et d’y consacrer du temps et de l’attention, est un geste guérissant pour moi.

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Médium utilisé : fusain, pigments de peinture à l’huile, pastels gras et huile de coco sur papier.

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Croquis de corps atypiques

Une belle contribution que nous avons reçue suite à notre appel de participation en hommage à la diversité corporelle!

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Voici la note d’accompagnement des dessins :

Ci-joint 4 croquis (poses de 10 à 15 minutes réalisées à l’acrylique) de corps atypiques…
Femme obèse, âgée, maigre
Homme très musclé…
Tous beaux !
Je travaille sur le thème du corps depuis une quinzaine d’années.

Claudie Gimeno

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Claudie Gimeno est une artiste peintre française. Elle enseigne le dessin et la peinture aux enfants ainsi qu’aux adultes. Nous vous invitons chaleureusement à visiter son site pour découvrir les œuvres et créations graphiques de cette artiste polyvalente qui est également graphiste et illustratrice.

www.claudiegimeno.com

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Tellement plus que ce qu’on peut percevoir!

Pour beaucoup, l’été est associé aux baignades et aux bains de soleil sur la plage. Certaines personnes resteront pourtant à l’écart ou éviteront de se dévêtir, parce que leur apparence corporelle sort de la norme et qu’elles craignent de se faire regarder avec curiosité, jugement ou mépris. Même si la société s’efforce d’être globalement plus tolérante face à la différence corporelle, que celle-ci soit due à l’appartenance ethnique, à des proportions hors-norme ou à la présence d’un handicap visible, les réflexes de discrimination sur l’apparence et les mécanismes d’auto-jugement demeurent très persistants.

Certaines personnes tentent de briser l’image négative d’eux-mêmes en acceptant de poser nues pour des artistes. Dans beaucoup de cas, cela les a aidées à mieux s’accepter, même si le geste n’est pas toujours facile et que certains ont d’avantage l’élan de se cacher que de bouger librement. Une artiste témoigne de l’une de ces séances de pose et de son propre regard posé sur la différence.

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Trop d’importance est mise sur la forme et la condition extérieure du corps, qu’on cherche sans cesse à améliorer, à transformer, à contrôler, mais souvent nous oublions que nous sommes tellement plus que ce qu’on peut percevoir! Sans vie, sans âme, sans cœur, une personne n’existe pas, ne bouge pas, n’EST pas. Peu importe nos imperfections, nos faiblesses, nos rondeurs, nous sommes tous et chacun un ensemble d’énergie unique, une expression de vie si vitale, si miraculeuse et si précieuse que d’en prendre conscience ne peut pas faire autrement que de nous inciter à danser!

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Je suis l’enfant rampant sur son ventre; la mère se reconnaissant unie à la terre. Je suis la force pure de la séduction, et la faiblesse de la peur qui se cache. Je suis le bébé immobile et dépendant mais je suis aussi la séductrice qui commande cents serviteurs. Je porte tout le pouvoir de la chair, mais en même temps je suis la vulnérabilité incarnée. Je suis belle, je suis forte, je suis femme.

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Oui, les regards plein de jugement et d’indifférence de la part des autres me blessent, car je vois dans leurs yeux qu’ils s’arrêtent à ma forme qui ne conforme pas à leurs idées de la beauté ou de ce qui est désirable. Et pourtant, regardez-moi, je suis toute là, j’habite pleinement chacune de mes courbes, débordant de vie et de sensualité. Grâce à cet espace sécuritaire créé entre la caméra, le crayon à mine sur papier et un regard d’acceptation inconditionnel, ici, je peux laisser respirer tout ce que je suis; je n’ai plus besoin de retenir mon souffle ou d’essayer de rentrer mon nombril pour bien paraître.

Dessins réalisés pour le collectif « Nus devant le corps nu »

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Le corps émacié à l’extrême

Une nouvelle contribution, cette fois-ci sur le thème de l’anorexie. Il nous est habituellement très difficile de voir des images d’extrême maigreur, peut-être parce que ces images évoquent les dimensions souffrantes du manque et de la mort. Par opposition, beaucoup de cultures ont associé la plénitude des rondeurs à la santé et à la beauté. Comment se fait-il que beaucoup de jeunes femmes, dans nos pays bien nantis, se perçoivent systématiquement trop enveloppées, au point d’en arriver à ne se trouver acceptablement belles que dans l’extrême décharnement?

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Je suis très touchée par le phénomène de l’anorexie. Ça me rappelle une période à l’adolescence ou j’ai été anorexique. J’ai réalisé un jour à quel point mon mental contrôlait tout ce qui entrait et sortait de mon corps… Lorsque j’ai constaté la force de ce contrôle mental, j’ai eu très très peur. Ici, le corps semble crier « j’ai faim » alors que les yeux mendient de l’attention et de l’amour.

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Cette image-ci m’a rappelé ma première rencontre avec l’anorexie. Une des mes camarades de classe était revenue à la rentrée, après avoir passé l’été dans un hôpital, car elle souffrait d’anorexie. J’ai été traumatisé par la maigreur de ces jambes et de tout son corps.

J’ai senti une immense compassion pour les femmes qui souffrent d’anorexie en dessinant cette image.

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Corps généreux

Je cherche à apprivoiser mes propres rondeurs. Avec ces dessins, je me suis lancée sans réfléchir et j’ai pris plaisir à souligner le ventre abondant et les chairs généreuses. J’ai ressenti un véritable plaisir à dessiner cette « sœur » et j’ai senti aussi une grande tendresse pour cette femme qui s’est offerte comme modèle et pour ce corps sensible et innocent.

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Cette posture pleine d’affirmation de soi me plaisait. J’ai eu envie de souligner l’énergie qui se dégageait par les couleurs et par les bandes de couleurs autour du corps. Le corps par sa rondeur donne l’impression d’être doux, accueillant, tendre et le geste est au contraire affirmé.

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Le ventre et les cuisses de ce modèle m’ont tout de suite sautés aux yeux. C’est certainement pour cela que je n’ai pas pu m’empêcher de souligner ces éléments dans cette image. L’attitude de vulnérabilité du modèle est exacerbée par ses rondeurs et lui donne une certaine allure enfantine. Peut-être est-ce la gêne qu’elle manifeste ?

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Ici, plus de force dans cette posture et cette ouverture…même si on voit le modèle de dos.

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J’ai aimé laisser déborder l’aquarelle…les marques d’eau viennent souligner d’une manière douce les rondeurs.

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Nu généreux de dos

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Je n’aime pas mes rondeurs….mais j’ai été touchée par la sensualité du corps de ce modèle. J’ai senti la pudeur de cette posture et en même temps la générosité débordante du corps qu’aucun geste pudique ne pourra cacher. Ça m’a réconcilié sur le coup avec mon propre corps que j’ai senti vivant au-delà de mon contrôle.

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Petite exploration sur le même thème. J’ai ajouté des éléments ronds comme pour apprivoiser ce mouvement rond, cette forme qui peut me faire si peur. Il me semble que ce jeu a permis de dédramatiser « l’effet rondeur ».

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Ce dessin a été réalisé en faisant un décalque sur le papier noir. L’effet est plus élégant.

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Dessin d’un modèle avec rondeurs

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J’adore la douceur et la sensualité de cette posture. Le bras déposé avec grâce sur la jambe, cette posture est magnifiquement mise en valeur par les rondeurs de ce modèle. J’ai tellement aimé que j’ai eu l’élan de la dessiner deux fois.

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Au beau milieu de sa vie, avec ses rondeurs

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Dessiner cet homme, au beau milieu de sa vie, avec ses rondeurs causées par l’inactivité, me touche particulièrement, parce que c’est quelqu’un que je connais. Je l’ai rencontré, et j’étais présente lors de la prise des photos.

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Pour moi, il n’est juste pas “un modèle” parmi d’autres, c’est une personne, avec toutes les émotions, les doutes, les peurs et les expériences qui accompagnent une vie humaine. Le dessiner, c’est m’arrêter sur lui, sur son histoire, l’accepter, l’honorer. C’est aussi l’entendre et l’aimer.

Une artiste Montréalaise

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Faire face à sa gêne, avec un mélange de détermination

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Je vois derrière ce sourire une personne qui est revenue dans son corps après en avoir été séparé pendant un certain temps. Ayant pris la décision consciente de perdre du poids, Michel a accepté d’être photographié pour relever le défi, mais aussi, je crois, pour mieux se connaître. Il était fier, et avec raison, d’avoir retrouver un corps plus souple, plus jeune, plus mobile, mais ce n’était pas sans hésitation qu’il s’est dévoilé devant la caméra. Le dessiner c’était faire face à sa gêne, avec un mélange de détermination d’être là, entièrement présent, pour participer à notre projet sur le corps, et aussi pour participer pleinement à sa propre vie.

Une artiste Montréalaise

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